Apprendre à lire les étiquettes

by | May 5, 2018

Vous savez cette petite bande blanche, qui vous démange au cou ou sur le côté ? Ce carré blanc regorge d’informations qui sont cruciales pour décider votre achat ! Aujourd’hui décryptons le contenu de ce morceau de tissu attaché à vos vêtements et accessoires.

Plusieurs éléments constituent les étiquettes de vos vêtements :

> l’entretien (lavage, séchage)

> l’origine

> les composants

> la taille

Je vous fais confiance pour trouver votre taille 😉 !
Nous allons nous concentrer sur l’origine et les fibres qui constituent la pièce que vous avez entre les mains. Si vraiment vous souhaitez être capable de déchiffrer les autres symboles, l’article de ConsoGlobe sur les symboles d’entretien est très bien construit.

Les composants 

Les vêtements sont en majorité produits à partir de fibres. On décèle plusieurs types de fibres : les synthétiques, les naturelles d’origine végétale, les naturelles d’origine animale. On observe de plus en plus l’arrivée des fibres naturelles végétales dites alternatives. Nous en parlons en fin d’article.

Les synthétiques :

Les fibres synthétiques sont pour une majorité issues du pétrole, de végétaux comme l’huile de ricin, le maïs ou encore le soja). Le synthétique est souvent utilisé car il se recycle facilement et a un coût de production relativement bas. Mais sa production est très polluante.
– Le Nylon, le Polyester, le Polyamide, le Polyuréthane, l‘Elasthanne, l‘Acrylique

Les naturelles d’origine végétale 

– Le Coton est la matière que l’on retrouve le plus en magasin. Cette matière apporte absorption de l’humidité, respiration et chaleur. Issue des fruits du cotonnier, l’utilisation du coton classique est très gourmande en eau mais aussi en pesticides – le coton responsable de 16% de l’utilisation mondiale.  Le coton biologique quant à lui est un peu moins gourmand en eau et surtout est cultivé sans pesticides, ni engrais. Le coton biologique est désormais de plus en plus présent dans les boutiques franchisées.

– Le Lin est une fibre plus légère et plus résistante, issue de la tige du Lin. Il s’agit d’un tissu très ancien (on retrouve des traces de production datant de 8 000 av. JC). Sa production n’utilise que 8% de l’énergie nécessaire pour produire du polyester. Cette fibre est moins demandeuse d’eau, d’engrais ou de pesticides. Sa production est donc plus “propre”. Attention tout de même à l’origine du lin; en effet, le lin de production chinoise est plus polluant comparé à ceux produits au Japon et en Europe. Ces derniers sont plus doux pour notre peau et notre planète.

– Le Chanvre, Cannabis sativa, est connu pour ses propriétés psychotropes. Evidemment, l’extraction faite pour la réalisation de la fibre vestimentaire ne vous fera pas planer dans les cabines d’essayage ! La fibre est extraite de la tige, tout comme le coton. Cette matière est très peu polluante (peu d’eau, pas de nécessité de pesticides) mais n’est pas encore très présente en prêt-à-porter. Pourtant, le chanvre a un rendement double par rapport au coton.

– Le Jute, est difficilement présent à 100% dans un vêtement. En effet, cette fibre est régulièrement mélangée avec du coton et de la laine, en faisant alors un tissu doux et confortable. Le jute est la deuxième fibre la plus produite au monde après le coton (issu majoritairement de l’Inde). Sa culture n’utilise pas d’engrais chimiques, ni d’irrigation.

Les naturelles d’origine animale :

– La laine, est une fibre d’origine animale. Elle est utilisée dans le secteur textile pour ses capacités d’isolant thermique. C’est donc la fibre du mouton, mais aussi de la chèvre angora, du lapin albinos, du lapin angora, du lama, de l’alpaga, etc.

– La soie sauvage, est une fibre elle aussi d’origine animale, issue du cocon de la chenille, du ver à soie Tussah, du Bombyx du mûrier.

– Le velours, est fait de soie à poils ras, issue de poils de chèvre ou de laine.

Les fibres artificielles :

sont des fibres créées par l’homme, via les celluloses trouvées dans les végétaux comme le bambou. La plupart d’entre elles ont un bilan lourd pour l’environnement car issues de transformation chimique (plongées dans des produits chimiques type solvant toxiques ou non).

– La Viscose est issue d’une fabrication synthétique, via une matière naturelle, composée à 90% de cellulose. Aussi appelé “soie artificielle” car moins coûteuse que la véritable soie, elle est appelée rayonne depuis 1924. La cellulose est obtenue via la pulpe de bois, puis est dissoute en une masse visqueuse “qui va être extrudée puis séchée, ce qui donne des fibres fines, de longueur infinie, appelées filaments. Un traitement à la soude caustique permet de donner à la viscose un brillant intense ou soyeux.” (Atelier Gabrielle Seillance). La viscose est régulièrement utilisée pour imiter la laine, la soie, le lin ou encore le coton.

– Le Lyocell / Tencel sont des fibres produites de manière assez semblable. En effet, comme la viscose, ces fibres sont synthétiques et composées de 90% de cellulose, à partir de pâte de bois. Le procédé de production est aussi semblable : concassement, dissolution, bain dans un solvant non-toxique. Elle est entièrement biodégradable. Petit plus : tissu infroissable !

– Le Modal est obtenue via le tissage de fibres de cellulose de bois (hêtre). Il s’agit d’un type de viscose qui a la particularité de rester souple et doux, résistant au rétrécissement. On le retrouve régulièrement dans les sous-vêtements, les draps et serviettes de douches. De plus, il est 50% plus absorbant que le coton.

L’Acétate de cellulose est une matière plastique. Cette fibre a été vendue sous le nom de soie artificielle, viscose ou encore rayonne.

Les naturelles végétales dites alternatives :

– Le bambou, dont la culture ne demande ni d’engrais, ni de pesticides pour pousser. Sa fibre est très douce au toucher, et possède des propriétés antibactériennes. Le bambou est cependant souvent transformé en viscose (donc artificiel) avant d’être utilisé, un procédé qui nécessite une lourde transformation chimique en amont. Une plante aux propriétés intéressantes donc, mais dont il faut vérifier la transformation avant achat !

– L’ananas (Piña) : fibre végétale extraite directement des feuilles d’ananas.

– La banane : extraction d’une fibre du tronc du bananier, qui est travaillée pour donner un fil soyeux. Il peut être tricoté ou crocheté. Son origine est souvent issue du Népal ou de l’Inde.

Chaque fibre, chaque tissu est alors traité. Ce traitement a toute son importance : colorants, imperméabilisants, teinture et fixateur. Ces produits sont pour la plupart très nocifs à la fois pour les personnes les utilisant, mais aussi pour le consommateur. Ces produits nocifs participent aussi à la pollution des eaux des pays producteurs.

Nous reviendrons via un second article, sur le décryptage du pays d’origine et sa signification sur vos étiquettes !
Comme l’ensemble des articles disponibles sur le Journal, celui-ci est voué à évoluer. De nouvelles matières ou fibres verront le jour demain comme dans plusieurs années ! Au temps se tenir à jour !

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