Apprendre à lire les étiquettes BIS

by | Jun 5, 2018

Avant même de lire cet article, je vous invite à consulter le premier volet qui retrace les matières qui peuvent composer votre vêtement et qui sont donc présentes sur votre petite étiquette blanche.

Justement, cette étiquette vous indique également le lieu de fabrication du produit. Alors le lieu de fabrication, c’est un peu mentir… La formulation “Made In …” ne signifie en aucun cas que 100% du produit est originaire du dit-pays. En France, il y a quelques clés d’analyse à maîtriser.

L’origine non préférentielle :

cela signifie que le pays qui sera présent sur l’étiquette est le dernier territoire sur lequel le produit a été largement transformé. Ce changement peut aller d’une modification du positionnement prix importante à la réalisation d’un ouvrage spécifique sur le produit.

Les labels :

nous avons vu dans l’article dédié aux labels ici, que certains d’entre eux voulaient nous assurer un produit 100% Made in France. Ces labels ont pour but de venir compléter la règle de l’origine non-préférentielle. Ils sont créés par des organismes privés et/ou des collectifs d’entreprises. Afin d’obtenir ces différents labels, il faut donc que le produit remplisse le cahier des charges imposé. Le label le plus compliqué à obtenir et donc celui qui peut vous garantir une origine française importante est : Origine France Garantie. Dans son cahier des charges, on y trouve :
– Un audit annuel est réalisé afin de renouveler le label

– 50% du prix unitaire de revient doit l’être en France

– Les caractéristiques essentielles du produit sont réalisées en France.

Bien évidemment, il est compliqué de trouver des produits Origine France Garantie pour l’ensemble de vos achats. Et puis d’autres pièces très jolies et éthiques, ne sont pas forcément certifiées par ce label. Ne culpabilisez pas, l’objectif est simplement de faire de votre mieux. C’est-à-dire apprendre à lire les étiquettes pour être conscient de votre achat et de votre comportement en tant que consommateur.

Comme l’ensemble des articles disponibles sur le Journal, celui-ci est voué à évoluer. N’hésite donc pas à me contacter si tu as d’autres pistes.